SUD-KIVU : la LICOSKI ASBL valide cinq outils stratégiques pour la bonne gouvernance alimentaire durable

La Ligue des Consommateurs des Services au Congo-Kinshasa (LICOSKI ASBL), en collaboration avec les composantes de la plateforme « Uongozi Na Malisho Bora », viennent d’organiser une séance de validation de cinq outils stratégiques indispensables à la gouvernance alimentaire durable dans les milieux urbains et scolaires du Sud-Kivu. Ces assises se sont tenues ce samedi 13 Décembre 2025, au Centre Culturel Chrétien Les Bons Samaritains, à Bukavu.

Ces outils sont entre autres, la Politique Alimentaire Urbaine, la Politique Alimentaire Scolaire, le Plan d’Hygiène Alimentaire, l’Agenda Alimentaire, ainsi que le Cahier des Charges des Consommateurs.

Selon le Président de la LICOSKI ASBL, Miso Kabare, Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Gouvernance Alimentaire Durable Urbaine et Scolaire », dont l’objectif est d’impliquer l’ensemble des acteurs dans la gestion des questions agricoles et alimentaires. Il vise également à stimuler la réflexion et l’action autour des possibilités de relance d’une agriculture respectueuse des principes écologiques et promotrice d’une alimentation saine pour tous.

« L’enjeu principal est de mener un plaidoyer auprès des décideurs afin de rétablir les consommateurs dans leurs droits et d’exiger aux vendeurs la traçabilité ainsi que le respect des normes d’hygiène des biens de première nécessité, pour garantir une alimentation saine », fait-il savoir.

Notre source précise que les écoles sont particulièrement concernées, car les élèves figurent parmi les premiers consommateurs de denrées alimentaires malsaines.

« Nous assistons à une prolifération inquiétante de la vente désordonnée des denrées alimentaires dont les processus de préparation, de conditionnement et de conservation ne sont maîtrisés par personne, dans et autour des écoles urbaines », déclare-t-il.

Il ajoute que ce phénomène inquiète de nombreux parents, dont les enfants sont exposés à la consommation de produits impropres, en raison de l’absence de services et de systèmes alimentaires adéquats dans et autour des écoles ainsi que des marchés publics.

Pour une mise en œuvre efficace de ce programme dans les écoles, Miso Kabare estime qu’il est indispensable de renforcer les capacités des enseignants en matière de politique alimentaire scolaire. Ces derniers pourront, à leur tour, sensibiliser les élèves afin de prévenir les maladies liées à une mauvaise alimentation.

Par ailleurs, il lance un appel à la promotion de la consommation locale.

« Depuis plusieurs années, les commerçants ne s’investissent pas dans la création d’unités de production au Sud-Kivu, en raison notamment des difficultés d’accès au financement, de la fiscalité contraignante, du manque de planification de l’économie locale et de l’insuffisance des politiques de relance agricole », fustige-t-il.

Cette situation favorise l’importation des biens de première nécessité dont la traçabilité et les conditions d’hygiène restent largement méconnues.

Miso Kabare invite toutes les parties prenantes à assumer pleinement leurs responsabilités afin de promouvoir une politique alimentaire saine dans et autour des écoles, ainsi que sur les marchés publics, pour préserver la santé de la population.

Maguy Bapolisi

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