Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la mise en œuvre de la stratégie de conservation communautaire autour du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB). Des femmes riveraines viennent de recevoir officiellement vers la fin du mois de Décembre 2025, leurs brevets de formation, marquant la fin d’un cycle de renforcement des capacités axé sur l’autonomisation économique et la protection de biodiversité.
Cette initiative a été rendue possible grâce à l’appui de Primate Expertise et Wild Earth Allies, en partenariat avec l’organisation à base communautaire Institut des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde d’Irambo, située en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.
Les bénéficiaires ont été formées à des métiers générateurs de revenus, notamment la coupe et couture ainsi que le petit élevage, des compétences pratiques susceptibles d’améliorer durablement leurs conditions de vie.
Selon les organisateurs, cette action s’inscrit dans une approche intégrée de la conservation, qui place les communautés locales en particulier les femmes au cœur de la protection des écosystèmes. En leur offrant des alternatives économiques viables, le projet vise à réduire la pression exercée sur les ressources forestières, tout en renforçant la résilience des ménages vivant à proximité du parc.l
« En offrant des alternatives économiques aux femmes, nous réduisons la dépendance vis-à-vis de la forêt, mais aussi nous renforçons la résilience des foyers locaux », soulignent les responsables du projet
Cette dynamique permet également de transformer les communautés riveraines en véritables alliées de la biodiversité.
Primate Expertise et Wild Earth Allies se sont félicités des résultats obtenus, qu’ils qualifient de tangibles et encourageants, tout en saluant le courage, l’engagement et la détermination des lauréates. Ils réaffirment leur volonté de poursuivre ce type d’initiatives, convaincus que la protection de la nature passe inévitablement par l’investissement dans le capital humain.
À travers cette action, un message fort est lancé, « populations riveraines, il est possible de protéger la nature tout en construisant un avenir plus digne et résilient ».
Maguy Bapolisi
