Nord-Kivu : l’ICCN dresse un bilan positif pour le Parc National des Virunga en 2025

L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a présenté ce jeudi 5 février un bilan encourageant de ses activités au parc national des Virunga pour l’année 2025. Malgré un contexte sécuritaire difficile dans la région, l’ICCN souligne des avancées significatives dans la protection de la biodiversité, la production d’électricité et le développement industriel local.

« Malgré un contexte très, très difficile, nous avons eu des résultats, très encourageants dans la conservation de la nature, où nous avons enregistré huit naissances de gorilles des montagnes. Vous savez que nous parlons là de l’espèce phare du parc national de Virunga. La situation des espèces au parc est restée très, très stable. Et pour ça, disons que l’année a été positive », a déclaré Bienvenu Buende, chargé de communication de l’ICCN à Virunga, lors d’une interview avec la presse.

Au-delà de la préservation de la faune, l’ICCN a mis en avant des réalisations notables dans le domaine énergétique et industriel. La première phase de la centrale hydroélectrique de Rwanguba a été mise en service, fournissant près de 15 mégawatts aux villes territoires des Rutshuru, Nyiragongo et Goma. Parallèlement, l’ICCN a accompagné le développement de projets industriels, dont une minoterie moderne capable de produire 50 tonnes de farine par jour, ainsi qu’une biscuiterie dont les premiers produits sont déjà commercialisés.

S’agissant de la protection du parc, des opérations ciblées ont été menées pour freiner l’exploitation illégale des ressources forestières, en particulier la carbonisation et la fabrication de planches à partir d’arbres centenaires.

« L’opération ne se passe pas exclusivement à Mayangose, mais sur tous les bassins versants de la Semuliki. Nous ciblons ceux qui font la carbonisation et ceux qui font les planches à base d’arbres dans le parc et nous voulons mettre un terme à cela », a expliqué Monsieur Buende.

Il a précisé que les agriculteurs pratiquant la culture vivrière ne sont pas concernés par ces opérations, en attendant les conclusions d’une commission récemment mise en place par le Gouverneur du Nord-Kivu pour clarifier les limites exactes du parc, souvent source de conflits entre l’ICCN et les riverains.

« Comme toute la population du Nord-Kivu, nous avons été résilients. Nous avons poursuivi le travail. Pour l’intérêt des communautés et pour l’intérêt de la conservation », a conclu Monsieur Buende, rappelant que la protection du parc des Virunga et de ses gorilles reste une priorité pour le développement durable de la région.

Gloire Tsongo

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