Bukavu : le « Mois Vert » comme tournant écologique

Le « Mois Vert » à Bukavu ne démarre pas par une cérémonie, mais par une prise de conscience. Une réflexion simple, presque intime. Quel héritage environnemental laisserons-nous aux générations futures ?

C’est dans cet esprit que la campagne a été présentée ce 1er mars 2026 au cours de l’émission Paix et Développement diffusée sur Radio Maendeleo. Loin d’un discours symbolique, l’initiative s’inscrit dans une dynamique d’actions et de responsabilités partagées.

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Pour Adolph Mugula Frank, en charge de la coordination environnementale, l’heure n’est plus aux déclarations, mais aux engagements concrets. Préserver les collines menacées par l’érosion, protéger les espaces scolaires, assainir les quartiers, sont des défis qui exigent une mobilisation collective.

« Agissons ensemble pour faire face à tous éventuels dégâts », a-t-il déclaré.

Des démarches ont ainsi été entreprises auprès de l’Université Évangélique en Afrique afin d’obtenir des plants destinés au reboisement. Un premier site pilote a été identifié à Yesu-Yesu, au Lycée Wima, avant un déploiement progressif des activités vers Panzi, Elakate, Nyamugo, Bagira et Nyaki. L’ambition est de renforcer la couverture végétale, stabiliser les sols fragilisés et restaurer l’équilibre écologique des collines.

Parallèlement, la mobilisation s’organise aussi dans l’espace médiatique. Radios, plateformes en ligne et réseaux sociaux deviennent des relais essentiels pour sensibiliser la population. Les médias abordent les risques liés aux microplastiques, les conséquences de la mauvaise gestion des déchets et les menaces qui pèsent sur le Lac Kivu, ressource vitale pour la région.

À travers émissions interactives, reportages de terrain et contenus numériques, l’objectif est double. Alerter sur les dangers environnementaux, mais aussi mettre en avant les initiatives locales porteuses d’espoir jeunes engagés dans le recyclage, écoles impliquées dans le reboisement, communautés déjà actives.

Le « Mois Vert » se dessine ainsi comme un mouvement citoyen global, où chaque geste compte et où l’avenir écologique de Bukavu devient l’affaire de tous.

Maguy Bapolisi

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