Dans le cadre de la campagne « 16 jours d’activisme contre les violences numériques faites aux femmes et aux jeunes filles », le collectif 2250, en collaboration avec Laprunelle RDC asbl, a organisé un café communautaire à Bukavu, ce mercredi 3 novembre 2025. Cette activité a permis aux jeunes de partager leurs expériences et de réfléchir ensemble aux stratégies à mettre en place pour lutter contre ce phénomène.
Au centre des discussions figuraient les différentes formes de violences numériques auxquelles les femmes sont souvent confrontées. Les menaces, la diffusion non consentie d’images intimes, le harcèlement en ligne, les critiques dégradantes, et bien d’autres.
Pour Claudine Kitumaini, directrice exécutive de Laprunelle RDC asbl , l’objectif principal est de rappeler aux jeunes leur rôle essentiel dans l’accompagnement des victimes. Elle souligne que beaucoup d’entre elles subissent ce genre des violences à cause de leur ignorance.
« Nous avons encouragé les jeunes à compatir et à soutenir les victimes », explique-t-elle.
D’ajouter
« La diffusion de photos privées, le harcèlement ou l’envoi de messages humiliants peuvent avoir des conséquences dramatiques, allant parfois jusqu’à la mort. Nous avons le devoir de les encadrer, les aider à dénoncer et à sensibiliser afin que ces actes ne se reproduisent plus dans notre communauté. »
Pour Marie Migane, directrice du Centre d’Appui à la Promotion de la Santé et membre du collectif 2250, l’ère du numérique impose une vigilance accrue. Elle estime que la sensibilisation des jeunes et l’éducation des femmes à l’estime de soi peuvent contribuer à réduire ces violences. Elle invite les femmes et les jeunes filles à la prudence dans l’usage des plateformes en ligne.
Présente lors de l’activité, Kubota Louise, membre de CAPSA, a exprimé son engagement à transmettre les connaissances reçues à d’autres jeunes de son entourage. Elle affirme vouloir se protéger en se respectant elle-même et en évitant la diffusion de ses photos sur Internet.
Maguy Bapolisi

Bonjour Maguy. Ces informations sont alléchantes par leur nature correctrice. Aujourd’hui la jeunesse se laisse utiliser comme arme contre elle même, à cause de l’ignorance de ses droits et ses devoirs numérique. Un jeune devrait savoir que le seul mot qu’il peut partager, la seule image qu’il expose au public peut changer les choses. Derrière chaque mot, chaque image devrait être un coeur, une conscience de soi et de l’autre, car, c’est ainsi que se bâtit une communauté forte et responsable. Merci à ce média du changement.
Bonjour cher jimmy. Merci ce commentaire très capitale. c’est une communication. C’est pas du journalisme. Il faudra peut etre écrire, sensibiliser et denoncer la responsabilité de la jeunesse dans tout cela. merci aussi de nous lire de temps en temps