Les activités commémoratives de la Journée nationale du Genocost ont été clôturées ce dimanche 2 août à Beni par un appel à la reconnaissance internationale des massacres commis dans l’Est de la République démocratique du Congo. La jeunesse du Nord-Kivu, représentée par son président du Conseil provincial, Emery Malinga, a également plaidé pour la création d’un espace dédié à la mémoire des victimes.
Prenant la parole au rond-point Kabila, lieu choisi pour marquer la fin des activités, Emery Malinga a expliqué que cette mobilisation vise à honorer la mémoire des personnes disparues à la suite des violences enregistrées dans plusieurs parties du pays, particulièrement dans la province du Nord-Kivu et le territoire de Beni.

« Nous nous retrouvons ici à la suite de l’activité que nous avons commencée depuis le matin. Il fallait que nous puissions clôturer et sanctionner cette activité avec la place que nous avons estimée comme un lieu de mémoire », a-t-il déclaré.
Dans cette démarche, la jeunesse du Nord-Kivu dit avoir sollicité auprès des autorités provinciales et urbaines le changement de dénomination du rond-point Kabila en « place Genocost », un lieu qui porterait la mémoire des victimes des massacres.

« Nous osons croire que les autorités vont réserver un avis favorable à cette requête afin que nous puissions avoir un acte qui atteste que dorénavant, le rond-point Kabila s’appellera place Genocost », a ajouté Emery Malinga.
Abordant la signification du Genocost, le président du Conseil provincial de la jeunesse a expliqué que ce concept rappelle à la fois les massacres des populations et l’exploitation des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.
Selon lui, la reconnaissance de cette réalité ne doit pas se limiter aux frontières nationales. Il appelle ainsi les autorités congolaises et la communauté internationale à prendre des mesures pour que les victimes obtiennent justice et réparation.
« Nous interpellons la République, mais également la communauté internationale, pour que le Genocost soit dorénavant reconnu au niveau international », a-t-il insisté.
À travers une pétition lancée auprès de la population du Nord-Kivu, la jeunesse entend soutenir cette démarche et encourager la reconnaissance du Genocost comme un devoir de mémoire envers les victimes des violences qui ont marqué l’histoire récente de la RDC.
Gloire Tsongo
