Treize cas d’avortements volontaires non signalés auraient été recensés entre janvier et août 2026, dans plusieurs quartiers de Bukavu au Sud-Kivu. Le dernier aurait été signalé cette semaine à Ndendere. Pour David Cikuru, Coordonnateur de Code Parlementaire Debout, ces chiffres traduisent une réalité inquiétante. Les adolescents restent insuffisamment informés et accompagnés sur les questions de santé sexuelle et reproductive.
Selon lui, la peur, le manque d’information et le tabou qui entoure encore la sexualité poussent certaines jeunes filles à prendre des décisions qui mettent leur santé et leur avenir en danger.
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Des conséquences qui marquent toute une vie
Ce dernier rappelle que les avortements pratiqués dans la clandestinité peuvent entraîner de graves complications, notamment des hémorragies, des infections et d’importants traumatismes psychologiques. A cela s’ajoutent souvent l’abandon scolaire, le rejet familial et les difficultés économiques.
« Ce n’est pas une erreur qu’on corrige. C’est une vie qu’on brise et deux générations qu’on sacrifie »,
Briser le silence pour protéger les jeunes
Face à cette situation, l’acteur de la société civile appelle les parents, les écoles, les églises et les professionnels de santé à parler ouvertement de santé sexuelle avec les adolescents. Il plaide également pour des centres de santé où les jeunes puissent recevoir des conseils sans être jugés et pour le renforcement des campagnes de sensibilisation.
D’après Code Parlementaire Debout, les 13 cas recensés se répartissent entre les communes d’Ibanda, de Kadutu et de Bagira, avec une concentration plus importante dans les quartiers de Nyalukemba, Panzi et Ndendere.
La rédaction
