À l’occasion de la Journée Mondiale des Guides Touristiques, célébrée ce 21 février de chaque année, une voix s’élève depuis la République Démocratique du Congo. Celle de Atosha Biemba Bernadette, Guide touristique engagée et Fondatrice de l’Agence pour la Valorisation et la Promotion du Tourisme ‘’ APROVATOUR Sud-Kivu’’, qui porte le message de toute une profession fragilisée mais déterminée.
« Être guide touristique, ce n’est pas seulement exercer un métier, c’est répondre à une vocation », affirme-t-elle.
Pour elle, guider, c’est raconter l’âme d’un pays, transmettre l’histoire, valoriser les traditions et révéler la richesse culturelle et naturelle d’une nation aux multiples visages.
La République Démocratique du Congo regorge d’atouts exceptionnels notamment des parcs nationaux mondialement reconnus, une biodiversité unique, des sites historiques d’une grande valeur et une mosaïque culturelle remarquable. Autant de trésors que les guides touristiques s’emploient à faire découvrir et comprendre aux visiteurs.
« Nous sommes les gardiens et les interprètes de ce patrimoine », insiste-t-elle.
Derrière cette passion se cache aujourd’hui une réalité préoccupante.
Dans plusieurs régions de la RDC, l’insécurité persistante a profondément affecté le secteur touristique. Les circuits sont suspendus, les réservations annulées, les visiteurs se font rares. Conséquence directe : des centaines de guides touristiques se retrouvent sans activité, des familles perdent leur principale source de revenus et de nombreux jeunes formés au métier voient leur avenir professionnel compromis.
Face à cette situation, Atosha Byemba plaide pour une paix durable.
« Nous demandons la paix. Nous demandons la stabilité. Nous demandons un environnement propice à l’exercice de notre profession. ».
Elle rappelle que le tourisme ne se limite pas au loisir. Il constitue un levier stratégique de développement économique, un facteur d’unité nationale et un outil puissant de rayonnement international. Investir dans la sécurité et la relance du secteur touristique, c’est investir dans l’image et l’avenir du pays.
Tout en appelant aux autorités congolaises à renforcer la sécurité et mettre en place des mécanismes de soutien en faveur des professionnels du tourisme, Atosha demande aux partenaires nationaux et internationaux d’accompagner la relance durable et structurée du secteur.
Cette passionnée du tourisme demande également à ses collègues de rester unis en maintenant le professionnalisme et en gardant la foi
Malgré les difficultés, la détermination demeure intacte.
« Nous sommes prêts à accueillir, à raconter, à faire rayonner notre pays », conclut-elle avec conviction.
En ce 21 février 2026, la Journée Mondiale des Guides Touristiques dépasse ainsi le cadre de la célébration. Elle devient un moment de plaidoyer, de prise de conscience et d’engagement collectif pour redonner au tourisme congolais la place qu’il mérite.