En Ituri, de plus en plus de familles hésitent à se rendre dans les centres de santé par peur d’être contaminées par le virus Ebola. Cette situation préoccupe le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), qui constate une baisse importante de la fréquentation des structures sanitaires, aussi bien pour la vaccination des enfants que pour les consultations prénatales ou les accouchements.
L’organisation indique que cette diminution du recours aux soins intervient alors que l’épidémie continue de faire des victimes, avec plus de 300 enfants déjà décédés, dans un communiqué rendu public le jeudi 06 août 2026.
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Les chiffres recueillis entre avril et juin 2026 montrent que la fréquentation des services de santé essentiels a chuté de 42 % dans les principales zones touchées par l’épidémie, notamment Bunia, Mongbwalu, Nizi et Rwampara. A l’échelle de la province, la baisse est estimée à 13 %.
Selon l’UNICEF, de nombreuses familles préfèrent désormais éviter les établissements de santé, craignant d’y être exposées au virus. A cette peur s’ajoutent les perturbations provoquées par l’épidémie dans le fonctionnement des services sanitaires.
Vaccination et santé maternelle en recul
Cette baisse de fréquentation affecte également les programmes de vaccination. A Mongbwalu, principal foyer de l’épidémie, le nombre d’enfants ayant reçu la première dose du vaccin contre la rougeole a diminué de 69 % entre avril et juin. Une situation qui pourrait favoriser la réapparition de maladies pourtant évitables grâce à la vaccination.
Les femmes enceintes sont également concernées. L’UNICEF rapporte une diminution de 13 % des accouchements réalisés dans les structures de santé à l’échelle de l’Ituri. Dans certaines zones, la situation est encore plus préoccupante, avec des baisses de 38 % à Bunia, 30 % àRwampara et 70 % à Nizi.
Les premières consultations prénatales suivent la même tendance, avec une baisse d’environ 28 % dans ces trois zones.
Face à cette situation, l’UNICEF appelle à maintenir l’accès aux soins de santé essentiels afin que l’épidémie d’Ebola ne provoque pas, indirectement, une augmentation des décès dus à d’autres maladies évitables chez les enfants et les femmes enceintes.
La rédaction
