Ituri : 43 civils tués en six jours, l’APDEF alerte sur la situation à Mambasa

Quinze localités de la chefferie de Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa, en Ituri, auraient été attaquées par des combattants des ADF entre le 27 août et le 1er septembre 2026, selon l’Association pour la Protection et la Défense des Enfants et des Femmes (APDEF). L’organisation fait état d’un bilan provisoire de 43 civils tués, 53 maisons incendiées ainsi que plusieurs personnes portées disparues ou prises en otage.

Selon l’APDEF, plusieurs familles auraient également fui leurs villages à la suite de ces attaques. Des biens auraient été pillés et certaines victimes seraient encore sans sépulture dans plusieurs zones touchées. L’organisation estime par ailleurs que le bilan pourrait évoluer, certaines personnes étant toujours portées disparues.

Le coordonnateur de l’APDEF à Mambasa, Ram’s Malikidogo, déplore la répétition des attaques dans cette partie de l’Ituri et appelle à une vigilance accrue de la population.

« 15 localités de la chefferie de Babila-Babombi ont été attaquées dans l’intervalle de 6 jours. Depuis le jeudi 27 août 2026 jusqu’à la date d’aujourd’hui 1er septembre de la même année, nous avons totalisé 15 localités qui ont été attaquées. Et de ces 15 localités, 43 civils ont été tués, à moyenne de 7 civils par jour, 53 maisons ont été incendiées, et d’autres personnes ont été prises en otage, et jusqu’à présent, le sort n’est pas encore connu », indique-t-il.

Face à cette situation, l’APDEF appelle les autorités sécuritaires à renforcer leur présence dans le territoire de Mambasa, particulièrement dans la chefferie de Babila-Babombi. L’organisation estime que la persistance des attaques expose davantage les populations civiles.

Elle invite également les habitants à rester vigilants et à signaler tout mouvement suspect aux services compétents. Pour l’APDEF, le renforcement de la sécurité dans les villages concernés reste nécessaire afin de prévenir de nouvelles attaques et de favoriser le retour des populations déplacées.

« Nous pensons que l’État a abandonné la population du territoire de Mambasa en général, particulièrement la population de la chefferie de Babila-Babombi, parce que c’est inacceptable que l’ennemi continue à tuer les civils sans être inquiété, sans être poursuivi. Nous appelons la population à demeurer toujours vigilante, vu que l’ennemi se retire en toute liberté sans être inquiété », déplore Ram’s Malikidogo.

Le bilan communiqué Dans cette partie de l’Ituri, la multiplication des attaques continue ainsi de nourrir l’inquiétude parmi les populations civiles, confrontées aux déplacements et à l’insécurité persistante. L’APDEF appelle à des mesures urgentes pour renforcer leur protection.

La rédaction

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