Après plusieurs semaines de fermeture, la frontière entre le Burundi et la République Démocratique du Congo est de nouveau ouverte depuis ce lundi 23 février 2026, selon des sources concordantes. Une décision qui sonne comme un véritable ouf de soulagement, notamment pour les femmes engagées dans le commerce transfrontalier.
Pour des centaines de commerçantes d’Uvira et des localités voisines, la fermeture du poste frontalier de Kavimvira–Gatumba avait brutalement interrompu leurs activités. Depuis début décembre 2025, suite aux tensions sécuritaires dans l’est de la RDC, les échanges de marchandises étaient suspendus, paralysant l’économie locale et fragilisant davantage des ménages déjà vulnérables. Beaucoup de femmes, principales actrices du petit commerce entre les deux pays, se sont retrouvées sans revenus, incapables de subvenir aux besoins de leurs familles.
La réouverture représente donc bien plus qu’un simple rétablissement administratif : elle redonne espoir à ces femmes battantes qui traversent chaque jour la frontière pour vendre des produits alimentaires, des biens de première nécessité ou s’approvisionner en marchandises. Dans les marchés, l’annonce a été accueillie avec émotion, entre soulagement, excitation et prudence.
Par ailleurs, cette décision ouvre également la voie au retour progressif de certains réfugiés congolais installés dans des camps au Burundi, désireux de regagner leurs villages après des semaines d’incertitude.
Les autorités et les partenaires humanitaires sont appelés à garantir la sécurité des personnes et la fluidité des échanges, afin que cette reprise profite durablement aux populations. Pour beaucoup, cette réouverture symbolise la possibilité de reconstruire, pas à pas, une vie économique et sociale mise à rude épreuve.
La rédaction
