Une femme d’une quarantaine d’années, identifiée comme Kathungu Apollinaire, a été retrouvée sans vie samedi 28 février 2026, dans le quartier Kamesi-Mbonzo, en ville de Butembo au Nord-Kivu.
Selon la société civile communale de Bulengera, présidée par Paluku Kameta John, la victime aurait été expressément égorgée par ses bourreaux. Face à cette situation, la société civile plaide pour l’ouverture immédiate d’une enquête par les services compétents afin d’identifier et de traduire les auteurs de ce crime devant la justice.
Elle appelle également les forces de sécurité à intensifier leur présence pour prévenir de nouveaux incidents.
« Nous appelons les autorités compétentes à diriger des enquêtes afin de nous dire ce qui a été à la base de cette barbarie humaine.Nous condamnons avec la toute dernière énergie cet acte criminel observé à Butembo ».
D’ajouter,
Il est inadmissible qu’une personne soit égorgée et abandonnée sans que la suite ne soit connue. Nous interpellerons également les services de sécurité et de renseignement à jouer correctement leur rôle pour prévenir ce genre d’opérations. »
La société civile insiste sur la nécessité pour la population de rester vigilante et de signaler toute activité suspecte.
Elle rappelle l’importance de la collaboration avec les autorités pour protéger la communauté.
La banalisation des crimes dans la ville inquiète particulièrement les responsables locaux. Selon eux, la population doit être consciente que la loi protège la vie et que tout manquement doit être dénoncé pour éviter de nouvelles tragédies.
« Si, au sein de la communauté, il y a des personnes suspectes ou estimées être à l’origine de cette tragédie, il est essentiel de les dénoncer. L’article 16 de notre Constitution, qui protège la vie, est en train d’être banalisé. Les bandits tuent quand ils veulent, font ce qu’ils souhaitent, alors que la vie est sacrée. Cela ne doit pas rester impuni. »
La société civile appelle enfin à un rétablissement rapide de la sécurité dans le quartier Kamesi-Mbonzo afin de protéger la population et prévenir de nouvelles tragédies.
Gloire Tsongo
