A Bukavu, au Sud-Kivu, les victimes de guerre et plusieurs acteurs de la société civile ont réaffirmé leur engagement en faveur de la justice transitionnelle comme levier de paix, de réconciliation nationale et de renforcement du vivre-ensemble entre les communautés.
Cette aspiration a été exprimée au cours d’un atelier de trois jours ayant réuni plus de 40 acteurs de la société civile. Organisée par le Réseau des Associations Congolaises de Jeunes (RACOJ), en collaboration avec Impunity Watch, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’un plaidoyer sur le processus de réconciliation et de cohésion sociale au Sud-Kivu et en République démocratique du Congo.
Selon Didier Kigonya, coordonnateur du RACOJ, la persistance de la guerre continue de fragiliser le tissu social et les relations entre les communautés. Dans ce contexte, les participants ont appelé à renforcer les efforts déjà entrepris en faveur du retour de la paix.
Tenues du 15 au 17 juin 2026 à Bukavu, ces assises ont permis aux participants de saluer les avancées observées dans les différents processus de paix en cours, notamment ceux de Doha, Washington et de la Suisse. Ils ont encouragé les parties au conflit à poursuivre leur engagement en faveur d’accords susceptibles de mettre fin aux violences.
Les échanges ont également mis en lumière plusieurs attentes des victimes. Certains participants ont insisté sur la nécessité d’identifier et de cartographier les victimes, tout en établissant la vérité sur les violations commises durant les conflits. D’autres ont plaidé pour des mécanismes de réparation, incluant la prise en charge psychosociale des survivants ainsi que l’indemnisation des victimes de pillages et d’autres exactions.
Les acteurs de la société civile ont enfin souligné l’importance de placer les aspirations des victimes au cœur des futurs accords de paix afin d’éviter la répétition des crimes graves et de consolider durablement la réconciliation nationale.
Par Anne-Marie Kwinja
