À Bukavu, le Club RFI Bukavu a réuni, du 12 au 13 février 2026, de jeunes activistes écologistes issus de plusieurs structures pour une formation consacrée à la vérification de l’information environnementale. L’initiative s’inscrit dans la promotion d’une citoyenneté numérique responsable à l’ère des réseaux sociaux.
Organisées à l’Hôtel Touriste, ces assises de deux jours ont porté sur deux thématiques principales dont l’éducation aux médias et à l’information, ainsi que la méthodologie du fact-checking appliquée aux questions environnementales. Les participants ont été outillés sur les techniques de recherche, de traitement et de documentation des données liées à la protection de la nature.
Parmi les intervenants, le doyen de la presse locale, Thaïs Bagula, a insisté sur la nécessité de développer l’esprit critique et l’engagement citoyen. Il a invité les jeunes à renforcer leurs compétences numériques et à opérer une distinction rigoureuse entre les faits et les opinions.
« Nous faisons face aujourd’hui aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Avec la prolifération des médias sociaux et l’accès facile aux contenus, nous sommes souvent confrontés aux vraies comme aux fausses nouvelles ».
D’ajouter
« La remise en question de toute information relayée est donc capitale. Il faut toujours vérifier la source, identifier l’auteur et recouper les données, quelle que soit la crédibilité apparente du message », a-t-il souligné.
Le formateur a également rappelé que les rumeurs prennent rapidement de l’ampleur dans un contexte marqué par l’insécurité dans l’Est de la RDC. D’où l’importance, selon lui, d’une vigilance permanente afin de bâtir une société où l’information contribue à construire plutôt qu’à détruire.
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du projet ‘’Désinfox / Jeunesse, mégaphone de la nature ‘’, porté par le Club RFI Bukavu, avec l’appui financier de CFI Développement Médias.
Anne-Marie Kwinja
