Une tribune d’expression populaire sur les disparités des rémunérations entre agents publics s’est tenue ce jeudi 13 août 2026 à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Organisée par le consortium Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV), en collaboration avec la REC-Beni-Ville et Territoire, l’activité a réuni des étudiants de plusieurs universités autour des questions liées aux inégalités et aux injustices sociales en matière de rémunération.
Les échanges, organisés dans la grande salle du Centre d’accueil protestant (CAP) à Matonge, ont notamment porté sur les conséquences des écarts salariaux sur les agents de l’État et sur le fonctionnement de l’administration publique.
Serge Sivya, directeur de Congo Nouveau et membre du CNPAV, explique que cette rencontre visait également à permettre aux étudiants de mieux comprendre la problématique et de devenir à leur tour des relais auprès de leurs communautés.

« Nous croyons que non seulement le salaire est un droit pour tout le monde, et même les agents de l’État, mais nous sommes au regret d’avoir constaté qu’il y a une injustice dans le traitement de ces agents-là. Et malheureusement, cela a des conséquences, non seulement sur leur performance, mais également sur le fait qu’il y a la fuite des cerveaux dans notre pays », a-t-il déclaré.
Au cours de la tribune, les participants ont également abordé la question de la composition de la rémunération des agents publics, notamment la place accordée aux primes par rapport au salaire de base. Pour les organisateurs, les étudiants constituent une catégorie importante à sensibiliser, étant appelés à devenir les futurs acteurs de l’administration et de la gestion publique.

Les organisateurs comptent ainsi poursuivre leur plaidoyer sur cette question au niveau national. Selon Serge Sivia, l’objectif est de contribuer à faire évoluer les conditions salariales des agents publics à travers une mobilisation plus large.
« En fait, c’est un plaidoyer et comme vous le savez, on ne peut pas quantifier le plaidoyer. Tout ce que nous, on a fait, c’était d’essayer de sonner cette alarme-là pour dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas, qui peut avoir des répercussions, qui a exactement des répercussions sur le plan politique, social dans notre pays », a-t-il indiqué.
Le CNPAV affirme vouloir continuer à porter cette question auprès des différents acteurs concernés afin de favoriser une meilleure prise en compte des conditions de rémunération des agents publics en République démocratique du Congo.
Gloire Tsongo
