Kabare : des femmes pygmées enceintes confrontées au refus de soins

A Kabare, dans la province du Sud-Kivu, certaines femmes pygmées enceintes seraient confrontées au refus de prise en charge dans des structures sanitaires au moment de leur accouchement, faute de moyens financiers. Une situation qui, selon l’Union Communautaire des Pygmées Unis pour l’Évangélisation et le Développement (UCPUED), expose les mères et leurs nouveau-nés à de graves risques.

Selon Safari Mufanzara, Président du conseil d’administration de l’UCPUED, certaines femmes enceintes se présentent dans des maternités pour accoucher, mais ne bénéficient pas toujours d’une prise en charge en raison de leur incapacité à payer les frais exigés.

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« Certaines femmes pygmées enceintes sont rejetées lorsqu’elles se rendent dans des structures sanitaires pour accoucher parce qu’elles n’ont pas les moyens de payer ».

Il affirme que ces femmes seraient également considérées comme des personnes susceptibles de quitter les structures sanitaires sans payer une fois les soins reçus. Cette perception contribuerait, selon lui, à leur refuser ou à retarder leur prise en charge.

L’UCPUED appelle les autorités à agir

Pour le responsable de l’UCPUED, cette situation constitue une menace pour la santé des femmes enceintes et de leurs nouveau-nés. Un refus ou un retard de prise en charge au moment de l’accouchement peut aggraver les risques pour la mère comme pour l’enfant.

Safari Mufanzara appelle ainsi les autorités à tous les niveaux à veiller au respect des dispositions en vigueur relatives à la prise en charge des femmes pygmées et à l’accès aux soins de santé.

Il demande notamment que les mécanismes permettant de garantir la gratuité de la maternité et l’accès aux soins de santé primaires en faveur des personnes concernées soient effectivement appliqués dans les structures sanitaires.

Pour l’UCPUED, l’accès aux soins ne devrait pas dépendre de la capacité d’une femme enceinte à payer au moment où elle se présente pour accoucher. L’organisation estime qu’une attention particulière doit être accordée aux personnes vulnérables afin d’éviter des décès maternels et néonatals qui pourraient être prévenus.

Robert Hamuli

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