La menace du choléra plane lourdement sur le groupement de Kabunambo, dans la zone de santé de Ruzizi. En quelques jours, la maladie hydrique a gagné plusieurs aires de santé, faisant déjà plus de 180 cas et plusieurs décès, selon la Nouvelle Société Civile Congolaise, antenne d’Uvira. L’aire de santé de Ndunda serait actuellement l’épicentrede l’épidémie.
Les chiffres provisoires font état de 144 cas,dont un décès à Ndunda, 28 cas à Kigurwe, 10 cas à Rusabagi avec trois décès, et 6 cas à Kimuka. Des données qui pourraient être en deçà de la réalité, de nombreux malades étant pris en charge à domicile, en dehors du circuit sanitaire officiel.
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La flambée ne se limite plus à un seul point. Nazareno,Sange-État et Sange CEPAC figurent désormais parmi les zones affectées, renforçant la crainte d’une propagation rapide. Les déplacements de population, la promiscuité dans les ménages et le manque criant d’eau potable et d’assainissement constituent un terrain favorable à l’expansion de la maladie.
Sur le terrain, les structures de santé sont sous pression. La NSCC antenne d’Uvira plaide pour une réponse immédiate, axée sur la surveillance épidémiologique renforcée, la prise en charge rapide des cas, ainsi que des interventions WASH d’urgence, notamment la chloration de l’eau et la promotion des bonnes pratiques d’hygiène.
Alors que la flambée reste active, l’urgence est vitale. Sans une mobilisation rapide des autorités et des partenaires humanitaires, le choléra risque de continuer sa course meurtrière dans cette partie du Sud-Kivu, exposant des milliers de personnes à une catastrophe sanitaire évitable.
Robert Hamuli
