Tourisme responsable en RDC : Bernadette Atosha, pionnière d’un modèle durable et significatif.

Malgré les différents potentiels touristiques de la République Démocratique du Congo, ce secteur demeure sous exploité. Bernadette Atosha Biemba s’impose comme une figure clé du changement. Au travers ses actions, cette dernière veut faire du tourisme de ce pays, un vecteur de développement local et de paix

Forte d’un master en Tourisme et Gestion obtenu à l’Université d’EIdoret au Kenya, Bernadette Atosha est fondatrice et coordinatrice de l’Agence pour la Valorisation et la Promotion du Tourisme ‘’APROVATOUR Sud-Kivu’’. Enseignante et chercheuse au département d’hôtellerie et de tourisme de l’ISP-Bukavu, elle est également formatrice certifiée du Meaningful Tourism Center (MTC), représentant officiel du programme en RDC.

Des sites touristiques moins exploités, Atosha rêve grand

La République Démocratique du Congo (RDC) possède l’une des richesses touristiques du continent africain. Ses paysages spectaculaires, sa biodiversité exceptionnelle et sa culture vibrante en font une destination encore méconnue mais pleine de promesses.

Des parcs nationaux de Virunga et de Kahuzi-Biega, refuges des gorilles de montagne et des plaines orientales, jusqu’au fleuve Congo et aux danses traditionnelles. Le pays offre un patrimoine unique

Nonobstant ses multiples richesses, son secteur demeure sous exploité. Bernadette Atosha se démène pour faire valoir les avantages qu’offre ce secteur en demandant à d’autres femmes de s’y intéresser.

« J’ai fait du tourisme ma passion, et je suis fière de ce que ça me procure comme privilèges. Tandis que plusieurs femmes ont choisi d’autres secteurs, j’ai choisi le tourisme que je considère à la fois comme métier et loisir » s’exprime-t-elle.

D’ajouter,

« Au-delà de générer le revenus, le tourisme m’a aidé à créer des connaissances avec des grandes personnalités de ce pays et d’ailleurs. Il m’aide aussi à me divertir parce que je le considère aussi comme loisir. Que d’autres femmes se lancent dans cette belle aventure ».

Aprovatour, une lueur d’espoir

Au-delà des réalisations concrètes sur le terrain, Approvatour a toujours proposé des stratégies à mettre en place par le gouvernement congolais afin de vendre une belle image de son tourisme au niveau mondial.

Les infrastructures insuffisantes, accès limité, instabilité régionale et manque de visibilité internationale seraient les causes de l’inexploitation du tourisme en RDC, selon cette actrice de changement.

« Nous menons des activités qui contribuent à la protection des sites touristiques de la RDC, à la lutte contre la déforestation dans le Parc National de Kahuzi Biega. Nous encourageons le tourisme communautaire comme vecteur de développement local », s’exprime-t-elle.

Atosha estime qu’en transformant son immense potentiel en un tourisme de sens, la République démocratique du Congo peut non seulement diversifier son économie, mais aussi inspirer le monde par un modèle africain de durabilité, d’inclusion et d’harmonie.

Un tourisme prometteur en RDC

« Le gouvernement congolais, en partenariat avec les acteurs privés et les ONG, misent désormais sur la reconstruction d’un écosystème touristique solide. Des projets d’écotourisme voient le jour autour des parcs nationaux et des réserves naturelles, tandis que les formations au tourisme responsable se multiplient », souligne Atosha.

C’est article est produit dans le cadre de la promotion des femmes engagées dans la protection de l’environnement.

Maguy Bapolisi

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