Dans le haut et moyen plateau du groupement de Ziralo, en territoire de Kalehe, les femmes et filles déplacées vivent dans une extrême précarité marquée par l’insécurité et les violences liées à l’escalade des conflits armés.
A la recherche de moyens de survie pour leurs familles, plusieurs d’entre elles parcourent quotidiennement de longues distances afin de chercher du bois de chauffage, transporter des produits agricoles ou encore travailler dans les champs. Ces déplacements s’effectuent souvent à travers des zones non sécurisées, où elles sont confrontées à de multiples risques.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces femmes et filles déplacées sont régulièrement exposées à des cas de violences sexuelles, de tortures, d’arrestations arbitraires, d’intimidations ainsi qu’à des barrières illégales imposées par des hommes armés. A cela s’ajoute la surtaxation des produits agricoles, qui fragilise davantage leurs conditions de vie déjà difficiles.
« Nous souffrons beaucoup pour nourrir nos familles. Chaque déplacement vers les champs ou la forêt devient un danger », confie une femme déplacée rencontrée dans la zone.
La persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Kalehe aggrave la vulnérabilité des populations déplacées, en particulier celle des femmes et des jeunes filles, contraintes de multiplier les activités de survie malgré les menaces permanentes.
Face à cette situation, plusieurs femmes déplacées plaident pour le rétablissement de la paix afin que la sécurité soit rétablie dans les hauts plateaux de Ziralo. Elles estiment que seul le retour de la paix permettra aux familles déplacées de reprendre une vie normale et de mettre fin aux souffrances auxquelles elles font face au quotidien.
La rédaction
