RDC : Journée nationale du Genocost, un devoir de mémoire pour défendre les jeunes filles victimes de violences

Chaque 2 août, la République démocratique du Congo commémore la Journée nationale du Genocost en mémoire des victimes des crimes liés aux conflits armés. Cette journée rappelle également la nécessité de renforcer la protection des populations civiles, en particulier des femmes et des jeunes filles, souvent exposées aux violences basées sur le genre.

Selon Cathy Mpala, jeune défenseure des droits de la femme et de la jeune fille au Sud-Kivu, « Dans ma région la situation est encore plus dramatique en raison des conflits armés. Les violences basées sur le genre y sont largement banalisées et utilisées comme une véritable stratégie de guerre. Malheureusement, les femmes et les jeunes filles en sont les premières victimes. Elles sont instrumentalisées, leurs corps servant d’armes de guerre pour satisfaire les intérêts de différents groupes et acteurs du conflit. », a-t-elle déclaré.

Elle souligne que ces violences affectent profondément le quotidien des jeunes filles et compromettent leur épanouissement ainsi que leur évolution sur les plans éducatif, social, économique et professionnel.

Pour les défenseurs des droits humains, « la commémoration du Genocost ne doit pas seulement être un moment de souvenir, mais aussi un appel à l’action. La protection des jeunes filles, l’accès à la justice pour les survivantes et le renforcement des mécanismes de prévention restent des priorités pour mettre fin au cycle des violences. »

Dans ce contexte, Cathy Mpala lance un message : « Mettre fin aux violences basées sur le genre est une responsabilité collective. Cela passe par l’éducation, la sensibilisation, l’application effective des lois et un changement profond des mentalités. »

À l’occasion de cette Journée nationale du Genocost, les défenseurs des droits humains rappellent que la lutte contre les violences basées sur le genre demeure un défi majeur en République démocratique du Congo. Pour eux, le devoir de mémoire doit s’accompagner d’actions concrètes en faveur de la protection des femmes et des jeunes filles, afin que de telles violences ne se reproduisent plus.

Jean Iragi

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