Aliments exposés à la poussière, mauvaise conservation, usage mal maîtrisé des pesticides, manque d’hygiène et vente de produits détériorés. Du champ au marché, ces pratiques fragilisent la sécurité alimentaire en RDC.
Dans plusieurs marchés, des denrées restent exposées à la poussière, aux insectes et aux fumées des véhicules. La manipulation avec des mains ou des surfaces sales augmente également les risques de contamination.
Lire aussi : Bukavu : « Malisho Bora Shuleni », une campagne pour une alimentation saine dans les écoles
Le document « Principes généraux d’hygiène alimentaire (CXC 1-1969) », publié en 2025 par la FAO et l’OMS, recommande de prévenir les contaminations à toutes les étapes, de la production à la consommation. Il insiste notamment sur l’hygiène, le stockage et la manipulation des aliments.
L’usage mal maîtrisé des pesticides constitue une autre préoccupation. Dans ses travaux de 2025 sur « les normes alimentaires », la FAO rappelle l’importance du contrôle des résidus de pesticides afin de protéger les consommateurs.
Ces pratiques persistent alors que l’accès à une alimentation saine reste difficile. Le rapport « L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2025 (SOFI 2025 », publié par la FAO et ses partenaires, souligne notamment l’effet de la hausse des prix sur l’accès des ménages pauvres à une alimentation saine.
Dans le cadre de la campagne « Malisho Bora Shuleni », réalisée par les Programmes des Systèmes Alimentaires Durables dans et autour des écoles au Sud-Kivu, des consommateurs indiquent que la RDC devrait donc agir sur toute la chaîne. Produire proprement, conserver correctement, transporter dans de bonnes conditions et vendre des aliments sûrs.
Maguy Bapolisi
