Le 10 avril 2026, l’organisation Célébrons le Courage de la Femme (CCF) a réuni à Nyangezi, Mubumbano et Fizi des femmes et des filles victimes de violences sexuelles basées sur le genre (VSBG). A travers des séances d’échange d’expériences, elles ont partagé leurs parcours, consolidé leurs stratégies communautaires et affirmé leur rôle d’actrices de la cohésion sociale, de la résilience et de l’autonomisation économique.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion et consolidation de la paix à travers le relèvement socio-économique des femmes et filles victimes de VSBG », appuyé par ONU Femmes et le FONAREV. L’objectif est de transformer les expériences individuelles en stratégies collectives afin de bâtir des communautés plus fortes et solidaires.
voir aussi : A Mubumbano une réponse concrete dans la lutte contre les VSBG
Pour CCF, ces assises constituent un levier essentiel pour la consolidation des actions des femmes.
« Grâce à ces séances d’échange, les femmes et filles victimes de VSBG élaborent des stratégies communes pour renforcer la cohésion sociale, l’autonomisation économique et la résilience communautaire », explique Augustin Maombi, chargé des programmes au sein de l’organisation.
Kusinza Praxede, Présidente du comité d’alerte précoce de Mubumbano, témoigne de la pertinence de cette initiative.
« Ces échanges m’ont permis de renforcer ma confiance en moi. Nous avons découvert que nous possédons déjà des compétences capables d’apporter le changement au sein de nos communautés, à condition d’être solidaires dans nos initiatives locales ».

De son côté, une jeune participante est revenue sur l’importance de l’inclusion dans ce type d’initiatives.
Son implication lui a permis de prendre des engagements concrets pour le bien-être de sa communauté.
« Je me sentais souvent exclue des décisions communautaires. Pendant cet atelier, j’ai été impliquée activement et j’ai compris que nous avons un rôle majeur à jouer dans le développement et la prévention des violences. Je suis désormais motivée à sensibiliser d’autres jeunes et à participer à la mise en œuvre du plan d’action communautaire », a-t-elle fait savoir.
Une dynamique collective
Ces témoignages illustrent la force de la solidarité féminine. Les séances d’échange ne sont pas seulement des moments de dialogue, elles deviennent des espaces de construction où les obstacles se transforment en opportunités et où chaque participante prend conscience de son pouvoir d’agir.
Robert Hamuli
