RDC : lancement du programme d’alimentation scolaire, des acteurs plaident pour une réforme alimentaire

La ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a procédé, le lundi 2 mars 2026, au lancement officiel du programme national d’alimentation scolaire à l’EP Kifungu, à Kalemie, dans la province du Tanganyika. Cette initiative s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à renforcer la protection sanitaire des élèves et à améliorer leurs conditions d’apprentissage.

Ce programme national d’alimentation scolaire a pour objectif d’assurer à chaque élève congolais l’accès à un repas sain et équilibré, afin d’améliorer la concentration en classe, de renforcer l’assiduité scolaire et de favoriser la réussite des apprentissages.

Le lancement de ce programme intervient dans le cadre de la Journée africaine de l’alimentation scolaire. Celui-ci s’appuie sur la stratégie nationale d’alimentation scolaire 2025-2030 et repose sur trois axes principaux dont, la promotion de la souveraineté alimentaire à travers l’agriculture locale, la protection sanitaire des élèves et la durabilité du système afin de garantir un accès équitable à l’alimentation scolaire d’ici 2030.

Selon la ministre, cette initiative marque une nouvelle avancée dans la valorisation du capital humain.

À travers la mise en place des cantines scolaires, le gouvernement congolais entend améliorer les performances académiques des élèves en renforçant leur assiduité et leur capacité de concentration, tout en soutenant la politique de gratuité de l’enseignement primaire public grâce à la fourniture d’au moins un repas équilibré par jour.

Il sied de signaler qu’au Sud-Kivu, la plateforme multi-acteurs de la gouvernance alimentaire avait proposé quelques pistes de solutions stratégiques pour relancer des systèmes alimentaires jugés défaillants pour faire face aux multiples défis alimentaires auxquelles fait face cette province.

Selon cette plateforme, les difficultés actuelles liées à la gouvernance alimentaire dont, l’insécurité faiblesse de la production locale, absence de contrôle efficace et désorganisation des circuits de distribution exigent des réponses stratégiques et coordonnées. Parmi les leviers proposés figurent les textes réglementaires, mais surtout l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique alimentaire globale.

Maguy Bapolisi

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