À Kasindi au Nord-Kivu, des bovins en provenance de la République de l’Ouganda continuent d’emprunter la Route nationale numéro 4 (RN4), un axe stratégique reliant plusieurs provinces de l’est du pays. Leur présence sur la chaussée est régulièrement pointée du doigt par les usagers, qui dénoncent les risques d’accident.
La population locale affirme que cette pratique perturbe la circulation sur une route déjà soumise à un trafic intense, notamment avec les travaux de modernisation en cours et l’augmentation des mouvements commerciaux dans la zone.
Ce lundi, 24 fevrier la société civile du groupement Forces Vives est sortie de son silence. Elle dénonce l’irrégularité dans l’application des décisions prises par les autorités dans le cadre de l’État de siège pour encadrer le transport des bovins.
Selon elle, plusieurs mesures existent pour organiser ce commerce, notamment l’obligation de transporter les bêtes par camions, mais celles-ci ne seraient pas respectées sur le terrain.
« Ce qui est vrai, vous devez retenir qu’il y a plusieurs irrégularités qui s’observent dans les cadres de l’application des décisions apprises par les autorités de l’état de siège, mais également les autorités compétentes.
Parce que ces bovins sont à la base de plusieurs accidents de circulation qui s’observent, surtout sur la RN4. », évoque Paul Zaidi
il fait aussi part de la pression que subit cet axe routier. Il estime que le mélange entre trafic intense, engins affectés aux travaux et divagation des bovins aggrave les dangers.
Il rappelle que des décisions ont été prises au niveau provincial et territorial pour réguler cette activité, sans produire les effets attendus.
« La route nationale numéro 4 se révèle asphyxiée par rapport au mouvement des engins affectés pour la modernisation de la route, mais également le trafic intense.
Il y a aussi le commerce des bovins qui s’effectue de manière irrégulière et c’est la cause des accidents. »
La société civile affirme que l’inaction ou le laxisme dans l’application des mesures expose davantage la population.
Elle estime que des influences continuent de peser pour contourner les décisions officielles.
Elle appelle ainsi les autorités compétentes à faire respecter les dispositions en vigueur et à sanctionner les contrevenants.
« Toutes les décisions prises pour que cela soit régularisé ne sont pas applicables sur terrain.
Nous interpellons encore une fois la conscience des autorités qui ont la mission de régulariser la circulation et de punir ceux qui vont continuer à fouler au pied les décisions des autorités. »
La société civile insiste sur la nécessité d’agir rapidement afin de prévenir de nouveaux accidents sur la RN4, axe vital pour l’économie et la mobilité dans la région.
Gloire Tsongo
KASINDI : la circulation des bovins sur la RN4 au cœur des inquiétudes
