Sud-Kivu : à Walungu, la faim vole l’enfance des enfants déplacés

Dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, les enfants déplacés sont parmi les premières victimes de l’insécurité qui perdure depuis février 2025. Contraints de fuir les violences avec leurs familles, ils vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires. Privés d’une alimentation suffisante, de nombreux enfants souffrent de malnutrition, tandis que l’assistance humanitaire peine encore à couvrir l’ampleur des besoins.

Depuis l’intensification des affrontements armés dans plusieurs villages de Walungu, des milliers de familles ont été contraintes de fuir leurs maisons pour se réfugier dans des localités plus sûres. Mais une fois à l’abri des combats, une autre épreuve les attendait. Celle de trouver de quoi manger.

Les familles déplacées, tout comme celles qui les accueillent, voient leurs maigres réserves alimentaires s’épuiser de jour en jour. Les champs ont été abandonnés, les activités génératrices de revenus interrompues et les moyens de subsistance fortement fragilisés. Dans ces conditions, offrir ne serait-ce qu’un repas par jour aux enfants devient un véritable défi.

Des enfants de plus en plus vulnérables

Sur le terrain, les signes de la malnutrition sont visibles. Des enfants au regard fatigué, au corps amaigri et à la santé de plus en plus fragile attendent une prise en charge qui peine à se mettre en place.

« Nous avons fui les combats pour sauver nos vies, mais aujourd’hui nos enfants souffrent de la faim. Nous ne savons plus comment les nourrir », confie un parent déplacé à Walungu.

Face à cette urgence, les déplacés appellent les organisations humanitaires à intervenir à leur faveuri. Ils réclament une assistance alimentaire, des produits nutritionnels destinés aux enfants malnutris et des biens de première nécessité pour éviter que la crise ne s’aggrave davantage.

Alors que les besoins humanitaires continuent de croître à Walungu, les populations redoutent que l’absence d’une réponse rapide n’entraîne une aggravation de la malnutrition infantile. Pour ces familles, chaque journée sans assistance est une journée de trop dans le combat pour la survie de leurs enfants.

La rédaction

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