Ebola au Sud-Kivu : aucun cas actif enregistré, mais la vigilance demeure de rigueur

Alors qu’aucun cas actif de la Maladie à Virus Ebola (MVE) n’est actuellement enregistré au Sud-Kivu, les autorités sanitaires refusent de baisser la garde. Elles insistent sur la nécessité de maintenir une vigilance accrue afin d’éviter toute résurgence de l’épidémie.

Lors d’un briefing organisé ce jeudi 25 juin 2026 à l’intention des journalistes, le chargé des opérations de la riposte contre Ebola au Sud-Kivu, Justin Bengehya, a présenté la situation épidémiologique actuelle de la province.

Selon lui, 226 personnes ayant été en contact avec des cas suspects ont été identifiées au cours de la riposte, parmi lesquelles deux se sont révélées positives. Au total, 224 alertes ont été investiguées et 124 validées, avec neuf décès enregistrés.

Pour assurer un suivi rigoureux des personnes contacts, un centre de cantonnement a été mis en place à Nyakadaka.

Malgré ces avancées encourageantes, les autorités sanitaires rappellent que l’épidémie ne pourra être officiellement déclarée terminée qu’après une période de 21 jours sans l’apparition d’un nouveau cas, correspondant à la durée maximale d’incubation du virus.

Face aux professionnels des médias, Justin Bengehya a exhorté la population à signaler sans délai toute personne présentant des symptômes évocateurs d’Ebola, notamment une forte fièvre, des vomissements, des diarrhées, des douleurs musculaires ou tout décès inexpliqué.

Au-delà des mesures médicales, les responsables de la riposte estiment que l’implication des communautés demeure un élément essentiel pour interrompre la chaîne de transmission. C’est dans cette perspective que la communication sur les risques et l’engagement communautaire (CREC) occupe une place centrale dans la stratégie de riposte.

« La désinformation constitue aujourd’hui l’un des principaux obstacles à la lutte contre Ebola. Une information erronée peut compromettre les efforts engagés sur le terrain », a averti Justin Bengehya, Chargé des Opération de la Riposte au Sud-Kivu.

Pour Robert Kahumula, chef de projet au sein du REMED, la CREC permet d’établir un dialogue permanent entre les experts et les communautés exposées aux risques sanitaires.

Il ajoute qu’une communication crédible, transparente et empathique est indispensable pour instaurer la confiance, combattre les rumeurs et encourager l’adoption de comportements favorables à la prévention.

Il sied de signaler qu’à ce jour, trois provinces de la République démocratique du Congo, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, ont été touchées par l’épidémie, affectant au total 31 zones de santé.

Maguy Bapolisi

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