L’association UCPUED KIVU exprime sa vive inquiétude face aux difficultés d’accès aux soins de santé auxquelles sont confrontées les communautés pygmées du territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Cette alerte intervient après le décès de Furaha M’Kasula, une femme leader pygmée du village de Muyange, situé dans le groupement de Miti.
D’après cette organisation, Furaha M’Kasula est décédée dans la nuit du 18 mai 2026, faute d’une prise en charge médicale adaptée. Son décès survient dans un environnement marqué par l’insécurité persistante et la fragilité du système sanitaire, qui affectent particulièrement les peuples autochtones de la région.
Lire aussi: IDJWI : l’autonomisation des femmes pygmées et Havu en quête d’un appui urgent
A travers cette disparition, l’UCPUED KIVU souhaite attirer l’attention sur la situation sanitaire jugée alarmante dans les campements pygmées de cette partie du territoire. L’organisation rapporte qu’en l’espace d’un mois, plus de sept adultes pygmées ont perdu la vie dans le campement local, principalement en raison du manque d’accès aux soins médicaux.
Des membres de la communauté évoquent plusieurs facteurs aggravants, notamment l’insécurité croissante, la pauvreté et l’éloignement ou l’insuffisance des structures sanitaires, qui compliquent considérablement la prise en charge des personnes malades.
Face à cette réalité, l’UCPUED KIVU lance un appel pressant aux autorités, aux organisations humanitaires ainsi qu’aux partenaires intervenant dans le secteur de la santé afin qu’une réponse urgente soit apportée pour améliorer l’accès aux soins au profit des peuples autochtones vulnérables du territoire de Kabare.
La rédaction
